vendredi 11 mai 2012

Salon du livre libertaire 2012




Vendredi 11 mai de 14 h à 21 h, samedi 12 mai de 10 h à 20 h et dimanche 13 mai de 10 h à 16 h
Espace d’animations des Blancs Manteaux 48, rue Vieille-du-Temple 75004 - Paris Métro lignes 1 ou 11 : station Hôtel de Ville ou Saint-Paul
Entrée à prix libre
Venez rencontrer plus d’une centaine d’éditeurs et autant d’auteur-es.
3 jours de débats, d’expositions, de lectures, d’animations…
Pays invité : la Suisse.
 
Organisation : Hebdomadaire Le Monde Libertaire et Radio libertaire
Contact : salon-livre-libertaire@sfr.fr
Téléphone : 01 48 23 20 98 (de 14h à 19h30).
Adresse postale : Salon du livre libertaire 145, rue Amelot 75011 - Paris

13 mai : table de presse


Le groupe "Quartier pirate" de la Fédération anarchiste tiendra une table de presse au concert de soutien à la librairie anarchiste "Libertad", le 13 mai prochain. Ouverture des portes à 17h, entrée à 5 euros, au CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (métro Nation). Venez soutenir cette initiative et venez nous rencontrer !
Ce concert est organisé par le Collectif Contre-Culture.

jeudi 3 mai 2012

Photos du 1er mai anarchiste 2012 à Paris

Quelques photos de ce 1er mai anarchiste ... de très nombreuses personnes étaient présentes .. merci à elles !




















Un grand merci à Caro pour ces photos ... si vous aussi vous avez de belles images, vous pouvez nous les envoyer !

mercredi 2 mai 2012

Compte-rendu du 1er mai 2012 à Paris

Beaucoup de monde ce mardi 1er mai dans le cortège anarchiste parisien. Difficile de donner un chiffre : 2000 personnes ? A vrai dire, ce dont on est sûr c'est que cela faisait longtemps que cette manifestation "traditionnelle" du 1er mai n'avait pas autant fait le plein ! 
Des gens de tous âges, de tous styles, dans une ambiance dynamique et revendicative. Slogans abordant la lutte des classes et la lutte contre les l'Etat, les lois racistes de droite ou de gauche, les prisons et les centres de rétention ... autant de thèmes qui nous sont chers. Le cortège fut parfois applaudit par des passants, et nombreux furent ceux qui, au passage, vinrent nous demander des tracts, informations, etc.
Est-ce un signe encourageant pour le travail effectué depuis plusieurs mois, voire plusieurs années ? Est-ce tout simplement l'entre-deux tours électoral qui a motivé pas mal de personnes ? Difficile à dire là aussi. Par contre, politiquement, c'est intéressant : malgré le lavage de cerveaux permanent pro-électoral, malgré le bourrage de crâne visant le quidam moyen à faire le deuil de ses espoirs de vivre mieux, mobiliser autant de monde est, dans ces conditions, une réussite. 
Cela s'inscrit pour nous dans notre volonté de sortir des cercles militants. Ne pas se regarder le nombril, ne pas rester dans une tour d'ivoire, mais réussir à toucher quiconque espère des jours meilleurs. C'est le sens des mobilisations que nous tentons de mettre en place depuis quelques temps (manifestation et évènements autour de l'autogestion de l'an passé, manifestation du 8 mars dernier, etc).
De même, le stand qui fut tenu l'après-midi le long du parcours de la manifestation syndicale fut littéralement dévalisé par les manifestantEs.

Mais ne nous trompons pas : cette belle mobilisation est encourageante, elle nous met du baume au coeur, certes. Il est bon, parfois, de nous retrouver, de voir que nous pouvons reprendre la rue au moins un instant, entre militantEs, sympathisantEs, ... retrouver le goût du collectif, se parler, se rencontrer, et crier ensemble nos espoirs et nos combats, dans une société qui se base de plus en plus sur le repli individuel et la division, sur la haine de chacun contre tous. 
Mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue que le chemin à parcourir pour pouvoir peser véritablement dans le rapport de force est encore long. Nous ne sommes encore, malgré tout, qu'une poignée. Tout ceci s'organise, se structure, mais c'est encore bien petit face à la taille de nos ennemis, qui, eux, ont compris depuis bien longtemps la nécessité de s'organiser et de se mobiliser, tout en nous persuadant de renoncer à nos luttes. Les dernières déclarations de Sarko sur la lutte des classes le confirment, mais le cela est tout aussi vrai dans le programme de Hollande.
Alors oui, ne boudons pas notre plaisir face à la réussite de cette manifestation anarchiste du premier mai. Mais soyons aussi lucides. C'est une condition essentielle pour nous projeter dans l'avenir, et pour construire des luttes capables de mettre ce système en déroute tout en proposant des alternatives concrètes et crédibles.
A bientôt !

nb : très bientôt, quelques images de cette mobilisation. Un grand merci à toutes personnes présentes à cette manifestation.

lundi 30 avril 2012

RAPPEL : 1er mai anarchiste à Paris !


Comme d'habitude, rejoignez-nous à 12H, à place des Fêtes, à Paris, pour le départ de la manifestation anarchiste du 1er mai. Emmenez vos drapeaux noirs et vos amiEs, et faites tourner l'info !

samedi 21 avril 2012

Pas d'élu-e-s, des luttes!

(A quelques heures du scrutin, face au matraquage pro-électoral, on s'est dit qu'une petite piqûre de rappel ne pouvait pas faire de mal! )

Les élections prétendent donner le pouvoir au peuple, mais la réalité  est bien loin de celle-ci : voter, c’est donner sa voix à un-e politicien-ne pour qu’elle ou il parle et décide à notre place. Par différence avec le mandat clair de délégués révocables, élire c’est signer un chèque en blanc, car les promesses électorales n’engagent que celles ou ceux qui les croient.  Les élections nous confortent dans l’illusion d’un choix, alors que les candidat-e-s sont présélectionné-e-s et que les votes concernent des courants politiques et non des décisions précises. Le  pouvoir, au lieu d’être entre les mains de tous-tes, reste cantonné à une élite, une oligarchie, et nous nous en retrouvons sans grande maîtrise sur nos vies, privilégiant à l’élaboration de projets communs la délégation, en mettant un bulletin dans une urne. Les élections passent, les cabinets se renouvèlent, mais les problèmes de fond restent. 

Pour changer réellement les choses, il ne faut pas des élu-e-s, mais des luttes : il faut prendre nous-mêmes notre sort en main. Les classes populaires n’ont rien à espérer des négociations de salon : plutôt que de chercher des représentant-e-s, soyons présent-e-s sur notre terrain – dans la rue, dans notre quartier, sur notre lieu de travail… – et imposons collectivement un rapport de force avec la classe dominante. Organisons nos luttes de manière à ne pas reproduire les rapports hiérarchiques qui sclérosent notre société. Et donnons-leur des perspectives susceptibles de remettre réellement en question l’exploitation et les dominations, que le système électoral ne pourra jamais qu’aménager.

Le projet autogestionnaire vise ainsi à faire en sorte que la gestion des affaires communes ne soit plus déléguée à des dirigeants. Par différence avec le système électoral, l’autogestion a pour but que chacun dispose d’un droit de parole directement proportionnel aux conséquences qu’ont sur sa vie et son travail les décisions qui sont prises. Contre l’exploitation, les inégalités sociales et économiques, nous proposons donc la perspective d’une gestion directe de la production et de la distribution. Contre la délégation et les faux choix qui nous sont laissés dans les élections, nous proposons l’auto-organisation à tous les niveaux, et des modes de coordination fédéraux. 

Dès maintenant, nous choisissons d’agir au lieu d’élire, c’est-à-dire d’avancer dans cette perspective au quotidien, et dans les luttes sociales. Malgré leur caractère limité, différents types de groupements de résistance (associatifs, politiques, coopératifs, solidaires, syndicaux…) pourront jouer le rôle de points d’appui et d’éléments moteurs dans la perspective d’une transformation sociale radicale. Ce travail progressif doit en effet aller de pair avec une volonté de rupture, introduite par une grève générale gestionnaire : l’arrêt du travail, puis la reprise en main des moyens de production par les travailleurs, et au-delà la revendication collective de la capacité à décider nous-mêmes de ce qui nous concerne (logement, aménagements collectifs…). L’autogestion est donc à la fois une manière d’agir dès maintenant, et, sur le long terme, une perspective alternative au système capitaliste et électoral. Voter, c’est déléguer. Ne vous abstenez pas de lutter !

Après le premier tour, rejoignez la manifestation anarchiste du premier mai, au départ de Place des Fêtes à 12h.